SPPS

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SPPS

Message  gdumoulin le Dim 12 Déc - 18:45

Suite au mouvement des ouvriers du livres de la SPPS qui refusent la libéralisation de la distribution de la presse sur Paris, celle-ci est très pertubée.

Le monde diplomatique fait cette déclaration sur son site internet.

A nos lecteurs.

Depuis plus de dix jours, à la suite d’un mouvement de grève des ouvriers qui distribuent la presse parisienne, Le Monde diplomatique n’est pas disponible dans les kiosques de la capitale et de quelques communes limitrophes.

Tous les quotidiens, eux, restent distribués normalement.

La plupart des grands périodiques, non quotidiens, affectés par cette grève ont choisi de la contourner en se chargeant eux-mêmes de la distribution de leurs titres auprès des kiosquiers.

Pour des raisons de cohérence rédactionnelle, Le Monde diplomatique a fait un choix différent. Il a refusé d’être distribué par d’autres que les salariés dont c’est le métier.

Une telle décision nous impose un lourd sacrifice financier puisque plusieurs milliers d’acheteurs de notre mensuel ne pourront pas se le procurer.

Les lecteurs qui nous soutiennent, y compris en nous versant des dons, le font aussi parce qu’ils ont compris que notre singularité rédactionnelle s’adosse à des convictions auxquelles nous tenons, même quand elles nous coûtent.
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enfin

Message  jo42520 le Dim 12 Déc - 19:08

enfin un périodique qui reste droit dans ses bottes, qui ne privilégie pas l'argent aux dépens de sa philosophie rédactionnelle.
les autres éditeurs, soit-disant bien-pensants devraient en prendre de la graine
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solidarite

Message  claramunt le Lun 13 Déc - 19:08

voila une bonne nouvelle dans ce monde d'egos .Un editeur (un patron ) qui est solidaire des ouvriers ; c'est du jamais vu mais comme c'est beau

Il faudrait que tous fassent pareils .

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Re: SPPS

Message  gdumoulin le Jeu 16 Déc - 18:58

Marie-George Buffet écrit à François Fillon au sujet de la situation de la distribution de la presse sur Paris.

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un accord met fin au mouvement de grève

Message  Admin le Jeu 23 Déc - 23:09

(AFP) – Il y a 56 minutes

PARIS — Un accord a été conclu jeudi entre la direction et les représentants des salariés de Société de presse Paris service (SPPS, filiale parisienne de Presstalis) mettant un terme à la grève qui affectait la distribution des journaux et des magazines.

Le Syndicat général du livre et de la communication (SGLCE-CGT majoritaire) a annoncé la reprise du travail.

"Les adhérents du SGLCE de l'entreprise SPPS ont mandaté aujourd'hui (jeudi) à l'unanimité leurs représentants pour signer avec la direction de SPPS un accord encadrant la distribution de la presse à Paris. Ils reprennent le travail après trois semaines de grève pour le secteur des publications", souligne le SGLCE dans un communiqué.

"Un accord a été signé aujourd'hui avec les représentants des ouvriers prévoyant le regroupement de l'exploitation sur un site unique, et actant le principe de la sous-traitance du traitement des magazines", se félicite de son coté la direction de SPPS et Presstalis.

Elle précise que l'accord "permet de réduire de façon très importante le déficit de la société". La SPPS est structurellement déficitaire et a rendu nécessaire l'injection de 150 millions d'euros depuis sa création en 2004. Avec 280 salariés aujourd'hui, elle perd deux millions d'euros par mois.

"La signature de ces accords a permis la reprise du travail dès aujourd'hui, et les négociations vont se poursuivre dans le cadre des procédures légales afin de mettre en oeuvre les modalités industrielles et sociales du projet début 2011", selon Presstalis.

"Cet accord satisfait les revendications exprimées lors des assemblées générales du personnel sur la question des effectifs et de la sous-traitance", dit le SGLCE.

La distribution des magazines, notamment les hebdomadaires, était très fortement perturbée sur Paris et ses 11 communes limitrophes. Le mouvement avait connu des durcissements ponctuels allant jusqu'à une paralysie totale de la distribution des journaux nationaux en France.

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Communiqué du SGLCE

Message  gdumoulin le Ven 24 Déc - 1:09

BONNES FÊTES
À TOUTES CELLES ET CEUX QUI ONT LUTTÉ EN 2010
Les adhérents du SGLCE de l’entreprise SPPS ont mandaté aujourd'hui à l’unanimité leurs représentants pour signer avec la direction de SPPS un accord encadrant la distribution de la presse à Paris.

Ils reprennent le travail après trois semaines de grève pour le secteur des publications.

Cet accord satisfait les revendications exprimées lors des assemblées générales du personnel sur la question des effectifs et de la sous-traitance. Il permet un avenir réel à SPPS face à tous ceux qui programmaient sa disparition.

Les salariés de SPPS qui se sont battus, ceux qui les ont soutenus, ceux qui ont versé à la collecte de solidarité — qui se chiffre à 35 000 euros aujourd'hui — peuvent être fiers. La signature de cet accord est une incontestable victoire.

Sa mise en œuvre, son respect demanderont encore et toujours la mobilisation de tous les salariés de la profession.

Au-delà, la lutte pour l’emploi, les droits collectifs, le développement de la presse et son pluralisme nécessiteront bien d’autres batailles.

Le SGLCE continuera de tenir toute sa place et commencera l’année 2011 sous le signe de l’unité, de la détermination et de l’action.
Paris, le 23 décembre 2010
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Re: SPPS

Message  cdf le Ven 24 Déc - 10:00

bravo aux salariés de SPPS qui ce sont battu afin de préserver leurs travail.
je vous souhaite de passer sereinement de bonnes fêtes de fin d'années. santa
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SPPS

Message  claramunt le Ven 24 Déc - 19:29

bravo à tous nous sommes fiers de votre courage

à Perigueux nous vous souhaitons de bones fetes à tous

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Victoire ou défaite?

Message  gdumoulin le Sam 25 Déc - 22:10

Si nous pouvons nous satisfaire de la victoire de travailleurs contre une réforme voulue par une élite dirigeante d’éditeurs qui ne pense qu’économie à court terme et surtout qui ne supporte plus de devoir financer une messagerie qui paye ses salariés dignement. Nous pouvons légitimement nous inquiéter de voir du travail fait par des salariés de niveau 2 à statut partir en sous-traitance. Payer moins chère des gens qui travaillent pour la presse ne résoudra rien. Il permettra juste à certains éditeurs de s’en mettre plein les poches au lieu de financer un système dont ils sont les premiers bénéficiaires.

L’état contribue très largement au financement du secteur, avec plus d’un milliard d’aide à la presse chaque année. Si c’est pour que des personnes travaillent en intérim 6 jours sur 7 en temps partiel au SMIC, cela n’a pas de sens. Le patronat français continue la casse salariale et ces économies à court terme promettent un effondrement de la consommation des ménages français à long terme. Peu importe pour eux, car ils peuvent s’adapter au marché mondial en allant chercher le client à l’étranger s’il le faut. Pour le salarié français ce n’est pas la même musique.

Réveillons nous avant qu’il ne soit vraiment trop tard. Arrêtons de constater sans réagir. Arrêtons de voter pour des politiques et des syndicats qui ne défendent ou ne font qu’accompagner les intérêts financier des plus grands.
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Re: SPPS

Message  ERIC.B le Lun 27 Déc - 20:36

Tout à fait d'accord avec toi, Guillaume. Il ne faut pas considérer l'accord SPPS comme une victoire, mais comme un moindre mal, c'est encore une charge de travail qui quitte le niveau 2, pour aller vers des travailleurs sous-rémunérés, et ça, on ne peut pas s'en satisfaire.
Maintenant, il faut qu'on se mobilise sur nos négociations SAD, et ne rien lâcher, ou en tout cas, il nous faut obtenir des contres-parties, si l'on doit faire quelques concessions, il faut que ça soit du donnant/donnant. Nos camarades d'SPPS, nous ont tout de même démontré que la lutte pouvait payer, et pourtant personnellement, il y a quelques mois, je pensais leur cas désespéré..........comme quoi, avec de la volonté !!!!!!

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Victoire quand même!

Message  marc-luc perrot le Ven 31 Déc - 20:35

Même si je vous donne raison. Une victoire est quand même certaine. C'est celle de la solidarité des ouvriers de la presse. Une telle cohésion dans tout le groupe Presstalis est beau à voir. Les salariés de la SPPS n'avaient pas le choix, il fallait qu'ils se battent. Mais que la branche des quotidiens lui donne la main ainsi que les SAD est encourageant pour notre activité. Il ne reste plus qu'à grouper tout ça avec les dépôts SOPROCOM et Alliance et les fossoyeurs de la presse pourront se tirer les cheveux.

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on s'y croirait

Message  rmusco le Sam 1 Jan - 18:31

Victoire à la Pyrrhus

Comme le dit Marc luc des MLp ,C'est sur que le combat des camarades de SPPS n'a été possible que parce que nous étions groupés .En plus ils avaient encore des munitions (le papier entre leurs mains) ,et les prochaines batailles devront se faire moins bien armés .Le niveau 2 entre en première ligne et va prendre les coups directement cette fois. et à lire les inquiétudes des camarades des dépôts , il va falloir se grouper encore plus .Si les collègues qui ne sentent jamais concernés, attendant que tout se déclenche pour réagir comprenaient qu'avant de vouloir lever une armée ,il faut qu'elle existe ,on pourrait être plus optimistes .Les exemples de visites de nos représentants syndicaux dans certains dépôts ont souvent montré que malgré les conditions de travail qui y règnent ,la mobilisation ne se fait pas si facilement.(c'est sur que l'environnement n'y aide pas)et pourtant nous faisons tous le même job ,pas au même salaire ,pas dans les mêmes conditions ,mais avec les mêmes patrons .Ceux -ci le savent et se servent de nos différences de "traitement" pour nous diviser, alors qu'ils en sont la cause.C'est sur que pour avoir envie de se battre c'est plus facile d'avoir quelque chose à défendre ,c'est humain, et c'est ce qui fait le malheur de la classe ouvrière.Laisser juste de quoi ne pas se révolter mais suffisamment pour avoir peur de le perdre.
Ceci dit ,nous aussi, nous avons encore le papier toutes les nuits entre nos mains et si, pour que cette putain de presse, dont les éditorialistes courtisans crachent sur notre syndicat à chaque mouvement ,soit dans les kiosques le matin pour vendre de la pub et donc si pour cela, il faut que çà soit des esclaves qui fassent le job et bien y'a plus qu'à tout bruler !!!! Sinon comme dans toute démocratie digne de ce nom pour que le pluralisme des idées soit conservé il faudra y mettre les moyens et que les éditeurs ne se contentent pas de considérer les grouillots qui portent leur marchandise uniquement comme un coût ...
Bonne année à tous


Dernière édition par rmusco le Lun 3 Jan - 7:18, édité 2 fois (Raison : lien manquant et circonflexe à coüt)

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remise en question

Message  claramunt le Lun 3 Jan - 17:09


Voila une opinion qui me plait beaucoup mais il aurait fallu s'en occuper plus tot des salaires des depots SOPROCOM il ne faut pas oublier que certains gagnent le smic et pour eux il est difficile de faire greve et de se faire entendre .

On a pris conscience qu'on pouvait se battre mais simplement avec l'appui des dirigeants syndicaux

Moi de meme je vous souhaite une bonna annee

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visible sur le site internet du Monde Libertaire

Message  gdumoulin le Ven 14 Jan - 22:11

Grève à Presstalis

Pourquoi n’avez-vous pas trouvé votre Monde libertaire dans les kiosques dernièrement ? C’est simple, parce que les employés de Presstalis (anciennement NMPP) étaient en grève illimitée. Pas reconductible ou avec un préavis. Non, jusqu’à obtention d’un accord.
Je vais essayer de vous expliquer les arcanes de la distribution des journaux et revues, qu’en argot professionnel on appelle le « papier ». Les grévistes sont les commis qui durant la nuit trient la presse, acheminée par camions depuis les imprimeries jusqu’aux trois dépôts parisiens. Immenses navettes où les employés comptent, ficellent et mettent en case les paquets destinés à chaque diffuseur parisien.
Presstalis ayant subi une perte de 24 millions d’euros, décide donc de supprimer la masse salariale, considérant que les commis sont trop payés, une antienne bien connue du capital, et de donner le boulot à Géodis, une messagerie privée qui paye ses employés au Smic, ne conservant que le traitement des quotidiens, « bâton merdeux » et déficitaire de la distribution. Ce qui est incroyable c’est que Presstaliss est normalement une coopérative d’éditeurs qui doit redistribuer des bénéfices, mais qui avait l’habitude que l’état ou Lagardère (Hachette) la renfloue chaque année. Cette fois, l’État a dit non, se disant en faillite (sic !), quant à Lagardère il ne veut plus miser sur le support écrit, il a déjà mis en vente ses filiales prestigieuses à l’étranger (tous ses magazines de déco et de mode.)
Les commis, syndiqués CGT de la branche du Livre, sont donc passés à l’action, bloquant le papier dans les dépôts ; au début, les publications, puis voyant que personne ne parlait de cette grève oubliée, empêchant aussi les quotidiens d’être distribués.
Donc, récapitulons, ce ne sont pas les imprimeries, ni les porteurs qui faisaient grève, mais ces employés de nuit de Presstalis qui, voyant que leur employeur essayait de mettre en place des plateformes de secours, passèrent à l’action directe, les attaquèrent. Et, pour la première fois, Presstalis appela la police.
Trois grévistes furent mis en garde à vue. Le blocage des quotidiens les fit sortir aussitôt ! Durant ce conflit, on a vu émerger l’apparition de Mediakiosk (ancienne AAP), qui est un organisme fabriquant les kiosques à journaux et vivant de la publicité affichée dessus. Depuis plusieurs années, la Ville de Paris leur a octroyé une délégation de service public (contre l’avis des syndicats de kiosquiers parisiens – édicules en surface).
Mediakiosk a aidé Presstalis à distribuer le papier, agissant en « jaune », et on a pu s’étonner de voir des électriciens porter les journaux. Mediakiosk est une filiale de Hachette, comme Presstalis, qui avait auparavant le monopole de la distribution mais l’avait perdu en 1945 puisque frappée d’indignité nationale pour collaboration étroite avec la propagande nazie.
De cet esprit de la Résistance était née en 1947 la fameuse loi Bichet, obligeant les gros groupes de presse à payer pour la diffusion des petits titres, en particulier à teneur politique ; dont Le Monde libertaire fait partie.
Cette loi Bichet est de plus en plus contournée actuellement, et les petits titres d’expression libre sont tous menacés à court terme. Le support écrit va-t-il pousser son chant du cygne ?
Au bout de trois semaines de conflit, un accord a finalement été signé entre les ouvriers du Livre et Presstalis. Pas de licenciements. Sur 170 employés, 110 continuent de travailler, les autres, plus âgés (nés en 1956 et avant), partent en préretraite. C’est une sorte de plan social que Sarkozy avait interdit, mais lorsque les pressions sont déterminées, le pouvoir recule parfois. Mais attention, c’est, à mon avis, une victoire à la Pyrrhus…
Deux des trois centres sont fermés, une grande partie du traitement des publications part pour la sous-traitance. En cas de nouveau conflit, les commis seront beaucoup moins nombreux et bloqueront moins de titres !
En outre, pour la pléthore de cadres (170), rien n’a été signé et ils se réservent le droit de reprendre une grève… Presstalis ressemble d’ailleurs à une armée sud-américaine où les généraux sont aussi nombreux que les soldats, et ça à la suite de la mécanisation à outrance. Au final, leur sort est déjà réglé… De nouveaux blocages sont donc à prévoir. La grève fut combative, mais sa popularisation très mal orchestrée, le conflit étant resté très corporatiste et ayant la volonté de laver son linge sale en famille.
Le profane de la rue voulant acheter son journal ne comprend jamais pourquoi il ne le trouve pas ! Lorsque j’ai proposé par téléphone aux commis CGT de s’exprimer sur les ondes de Radio libertaire, ils m’ont d’abord demandé si c’était une « radio gay » (et pourquoi pas d’ailleurs ?) puis, après un grand silence, m’ont dit qu’ils en référeraient à leur responsable !
J’ai dû leur rappeler que les anarchistes avaient fondé la CGT au siècle dernier et que des tendances anarcho-syndicalistes y subsistaient toujours. En vain !
Un petit mot maintenant sur les kiosquiers (360 sur Paris), pris entre le marteau et l’enclume ! Déjà à l’agonie depuis quelques années à cause de l’effondrement des ventes des titres, torpillés par Internet, les abonnements, les journaux gratuits et la baisse du pouvoir d’achat puisqu’ils sont rétribués à la commission (22 %) et sont travailleurs indépendants. Par tous les temps, ils réceptionnent la presse, la disposent et la vendent. Dernier maillon essentiel de la chaîne, ils ont toujours été les parents pauvres de la profession. Pourtant, en 2005, ils avaient baissé le rideau durant une semaine, bloqué les dépôts, manifesté et réussi à faire augmenter leur commission. Les kiosquiers sont administrés par Mediakiosk qui leur distribuent des aumônes sous forme d’aide financière pour les plus petits (150 environ).
Les syndicats de kiosquiers ont tout de même envoyé une lettre de soutien aux grévistes en demandant à Presstalis de conserver son système actuel de distribution. Les gros éditeurs et leurs messageries, comme d’habitude, divisent pour régner et imposent une multitude de statuts aux différents travailleurs de la presse, essayant de créer une opposition entre eux.
Alors, lecteur du Monde libertaire, lorsque tu achèteras ton canard, jette un œil compatissant au « dernier mohican » du pavé parisien, ces rebelles du bitume, ces forains du papier, si tu as du mal à trouver ton titre, engueule-le gentiment et demande lui de le mettre en service et achète-le lui chaque semaine !
Salut et fraternité.


Patricio Salcedo

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Réponse à : "remise en question" de Pierre

Message  gdumoulin le Sam 15 Jan - 0:35

Il est évident Pierre que nous ne luttons pas armes égales. A Presstalis ou dans les SAD le syndicalisme CGT a permis d’engendrer un autre rapport de force avec les tauliers. Dans les SOPROCOM, le SGLCE n’est pas aussi implanté. Vos salaires plus proches du SMIC vous rendent aussi plus vulnérables car comment lutter quand il faut payer les factures et manger à la fin du mois.

Mais il ne faut pas oublier que les NMPP ne sont pas nées avec tous les acquis sociaux de leur convention collective. Leur salaire valait le SMIC de l’époque à leur début. Ceux sont les salariés qui ont fait évoluer dans le temps leurs conditions de vie à travers leur syndicat CGT du Livre. Nous avons les conditions que nous allons chercher. Mais tout ne se fait pas en quelques années, cela prend parfois plusieurs décennies. Rien n’est perdu pour les SOPROCOM. Le travail des leaders syndicaux dans tous ces dépôts pour rallier leurs salariés au SGLCE vise à créer un rapport de force en votre faveur.

Le seul point noir dans tout ça c’est qu’à l’heure actuelle, les patrons de presse via Presstalis risquent de chercher à faire des économies sur les plus faibles syndicalement. Ne vous laisser pas faire. Organiser la riposte. Nous pouvons vous aider mais nous ne pouvons rien faire sans vous.

Amicalement

GD
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Si tous les smi...gars du monde...

Message  rmusco le Sam 15 Jan - 16:37

Ah si tout les gars du monde de la nuit, qui se lèvent tard (l'après midi) ,voulaient se donner la main ;Les gars de soprocom ,des dépots mlp ,ah si tous les :"Cà sert à rien" voulaient se rassembler .....ça s'appellerait:.... un Syndicat. Merde! çà existe déjà et ils n'y avaient pas pensé.

rmusco

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Re: SPPS

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