Nouveau modèle industriel du Niv 2 et conséquences sociales

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Nouveau modèle industriel du Niv 2 et conséquences sociales

Message  gdumoulin le Lun 29 Fév - 12:51

Bonjour à tous,

La réduction du nombre total de dépositaires décidée par le CSMP a conduit à nombre de fermetures de dépôts. Pour rappel l'objectif des dirigeants de la profession est d'atteindre moins d'une centaine de plates-formes réparties sur 63 mandats de dépositaire. Cette situation a déjà eu un impact non négligeable sur les salariés du niveau 2 qui voyaient leur dépôt fermer. Au mieux ces salariés se voyaient proposer de suivre leur job à une centaine de kilomètres (art L 1224-1 sur le transfert des contrats de travail) avec à traiter la question de la prise en charge des frais inhérents à ce transfert, le maintien des avantages s'il y en avait (très rare). Au pire on leur montrait la porte (la majorité des cas si les salariés ne se mobilisaient pas).

Avec les turbulences économiques qui ont traversé les messageries, Les éditeurs administrateurs de Presstalis avec le soutien de l'état ont décidé fin 2012 de valider un projet qui allait encore plus loin dans la refonte du process industriel du niveau 2: la régionalisation du traitement des publications. Si dans un premier temps les éditeurs avaient choisi de se passer des salariés de la presse en sous-traitant à des logisticiens lambda, le conflit des ouvriers du Livre CGT de 2013 a permis de maintenir ces futurs emplois sur machines mécanisées dites de picking en interne du groupe via les SAD.

Cependant cette victoire des salariés de la presse sur les projets d'externalisation des éditeurs n'est pas sans conséquence pour leurs conditions et lieux de travail. Car ce nouveau schéma Presstalis articulé autour de supers régions a un lourd impact social. Petit à petit les dépôts satellites du groupe Presstalis sont "régionalisés", joli mot pour dire "fermés au profit du site régional". C'est ainsi que les SAD de Tours, Grenoble, St Etienne, Toulon ont fermé et que demain probablement Lille et Rennes subiront le même sort. Les dépôts Soprocom n'étant pas en reste puisqu'ils subissent le même dessein. La stratégie patronale étant généralement la même le dépôt Soprocom ferme au profit d'un transporteur local qui assure la livraison des derniers kilomètres jusqu'aux diffuseurs (parfois il traite même les quotidiens quand le temps de transport ne permet pas de le faire du site régional).

Les salariés de la Presse doivent défendre leurs intérêts et faire valoir leurs droits dans cette situation. Ce solidariser autour de la CGT est plus que nécessaire.
Fraternellement

Guillaume Dumoulin
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